top of page
  • Photo du rédacteurFrançoise Fesneau

Le jour où j'ai appris à vivre - de Laurent Gounelle


Laurent Gounelle, né en 1966, est un auteur qui bouscule en douceur.


Élevé dans une famille de scientifiques, il reçoit une éducation stricte. La lecture et l’observation du monde sont ses échappatoires. Une fois son bac en poche, il souhaite devenir psychiatre mais il en est dissuadé et il se tourne vers des études de sciences économiques. Diplômé de Paris-Dauphine et de la Sorbonne, il travaille en entreprise et là, c’est le choc. Il traverse alors une vraie crise existentielle. Il réalise que ce n’est pas la vie qu’il souhaite.


Il découvre le développement personnel, la psychologie et la philosophie et c’est une révélation. Il se forme aux États-Unis, en Europe et en Asie. Il fréquente des penseurs et des sages comme des shamans lors de ses voyages qu’il qualifie d’initiatiques.


Il décide de devenir consultant en relations humaines afin de faire de sa passion son métier. Pendant 15 ans, il travaille sur l’amélioration des relations entre les personnes et la recherche de sens dans le monde du travail.


A la suite de la perte successive d’êtres chers et juste avant la naissance de son premier enfant, il écrit son premier roman : « L’homme qui voulait être heureux » qui devient rapidement un best-seller, n°1 des ventes en France. Il est publié dans 25 langues. Il souhaite transmettre des idées sur la vie et la recherche du bonheur.


Le livre que je vous présente aujourd’hui est le quatrième de Laurent Gounelle. L’histoire se déroule à San Francisco. Jonathan et Angela, parents d’une petite Chloé, sont fraîchement séparés. Ils travaillent ensemble au sein d’un cabinet d’assurance qu’ils ont créé il y a 5 ans avec Michael, un ami. Celui-ci souhaite racheter les parts de Jonathan, prétextant que cela serait plus facile pour Jonathan de ne plus côtoyer au quotidien son ex. Cependant, Jonathan veut rester car il a l’espoir secret de renouer avec sa femme. Il n’a pas choisi cette séparation et il en souffre.


Un dimanche, alors qu’il se promène sur les quais de San-Francisco, une bohémienne l’interpelle et lui prend la main pour lui prédire l’avenir. Mais elle s’enfuit tant elle est effrayée. Jonathan est très perturbé et la poursuit afin qu’elle lui explique ce qui se passe. Et là, elle lui annonce « tu vas mourir » et elle se sauve. Il est sous le choc. Les jours passent et il sombre dans une angoisse indéfinissable. Mourir, oui, évidemment c’est le lot de chacun. Mais quand ? Bientôt ? Combien de temps lui reste t’il à vivre ? Il pense à sa fille, à Angela, à sa vie et à ce qu’il n’a pas vécu. Il sombre dans une telle noirceur qu’il n’arrive plus à travailler, rien ne l’intéresse. Il est perdu.


Il décide alors de faire ses valises et de partir chez sa tante, une personne qu’il apprécie beaucoup et avec laquelle les échanges ont toujours été sincères, posés, un peu loufoques mais toujours d’un grand réconfort.


Et là, le chemin vers une nouvelle vie va s’ouvrir, au fil des jours, des mois.


En tournant les pages, nous découvrons des personnages tous très importants. Il y a Gary, le boulanger pâtissier qui essaie tant bien que mal d’éduquer seul ses enfants, Ryan qui vole des scènes de la vie courante afin de faire le buzz sur son blog moqueur, Austin, le champion de tennis qui n’est pas aimé du public et se demande pourquoi, Raymond le cameraman qui va l’aider à comprendre.


Ce livre est écrit comme une enquête policière. Il y a du suspense et c’est au fil des pages que l’on découvre pourquoi chacun en est arrivé là et comment chacun trouvera sa voie vers une vie bien différente. L’histoire de chaque individu est importante et nous amène vers ce que l’auteur souhaite. On se rend compte que l’action de l’un va aider l’autre à évoluer, doucement, sans s’en apercevoir.


Il faut se préparer à lire ce livre afin d’accepter les changements qu’il provoque en nous. Après l’avoir lu, j’ai moi-même réfléchi à mon comportement et je constate que je peux vivre différemment et me sentir mieux car je découvre un rayonnement. Il ne s’agit pas de psychologie de comptoir. C’est beaucoup plus simple.


Faire le bien, c’est facile. Chacun à son niveau peut être acteur de changement qu’il soit personnel ou collectif.


Un livre à lire et à relire. En fait, il faut le laisser à portée de main pour plonger dedans lorsque l’on se perd de nouveau.


Françoise Fesneau


Le jour où j'ai appris à vivre - Laurent Gounelle - Editions Kero - 10/2014 - 285 pages

168 vues0 commentaire

コメント


bottom of page