Serial Bomber - de Robert Pobi


J'ai découvert la plume de Robert Pobi pendant le premier confinement et quelle plume ! Je souhaite donc faire partager cet énorme coup de cœur à tous les lecteurs de thrillers qui sont en quête incessante de nouveaux auteurs. Que dire de celui-ci ? Si comme moi vous vous précipitez sur Wikipedia pour y lire sa biographie, vous allez tomber de votre chaise : rien ou si peu !


Nous saurons donc que Robert Pobi est canadien, qu'il a publié quelques thrillers dont « L'invisible » (génialissime!), « Les innocents », « City of Windows » où apparaît le personnage devenu récurrent de Lucas Page que nous retrouvons une nouvelle fois dans «Serial Bomber». Bref, un auteur discret et pourtant chaque lecture de ses romans est addictive. J'attends avec impatience son prochain opus.


L'histoire commence à New-York, au musée Guggenheim. Alors qu'un gala y est organisé regroupant plus de 700 personnes, une bombe explose les tuant tous sans exception. Immédiatement, le FBI s'oriente vers un attentat terroriste, mais vue l’ampleur des dossiers à analyser, il fait appel à Lucas Page, un ancien agent, devenu professeur d'astrophysique en université souffrant du syndrome Asperger. Capable de reconstruire la scène dans son esprit avec moult détails et d'effectuer calculs et analyses plus vite que n'importe quelle machine, il comprend très vite qu'il ne s'agit pas de terrorisme mais bien d'un tueur en série qui utilise des bombes et qu'il va de nouveau frapper. Contre l'avis des enquêteurs du FBI, il va explorer cette piste. Cependant, il pourra compter sur l'aide de sa partenaire, l'agent Whitaker qui ira jusqu'à aller contre les ordres de ses supérieurs. Est ce que Lucas a raison ? Si oui, arrivera-t-il à déjouer les plans de ce serial bomber ? Ou bien ce dernier frappera-t-il encore ?


Ce thriller est très rythmé. J'aime à dire qu’il fait partie de ceux qui se lisent comme un film (c'est très personnel comme expression). Il n'y a pas de temps morts, c'est un vrai « page turner ». Les chapitres sont courts et la lecture aisée. De plus, le personnage récurent de Lucas Page est très attachant : entre son syndrome, son handicap (celui pour lequel il a dû quitter le FBI dix ans plus tôt), sa femme pédopsychiatre, leurs enfants tous adoptés et les liens qu'il construit avec l'agent Whitaker, l'auteur nous donne forcément envie de le connaître encore mieux.


Si vous n'avez rien contre les thrillers nord-américains et aimez les lectures rapides, je vous recommande vivement de suivre cet auteur bien trop discret à mon avis.


Bonne lecture


Béatrice Guiseppone


Serial Bomber - Robert Pobi - Ed. Equinox - Les arènes - 04/2021 - 427 pages


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