sur les traces du Goncourt 2021 : 4 - La fille qu'on appelle - de Tanguy Viel

Chaque année, le Prix GONCOURT, agé de 118 ans, est le rendez-vous incontournable des prix littéraires de l'automne. Au Plaisir de Lire se propose jusqu'au 3 Novembre ( date de révélation du prix de l'année ) de faire un détour parmi les romans en compétition pour vous les faire découvrir ...



Aujourd'hui : LA FILLE QU'ON APPELLE, de Tanguy Viel - paru aux éditions de Minuit en septembre 2021.


Paru le 2 septembre aux éditions Minuit, le roman de Tanguy Viel s'ouvre par le dépôt de plainte de Laura.


Âgée de 20 ans, la jeune femme est revenue vivre auprès de son père Max Le Corre en Bretagne. À l'âge de 40 ans, cet ancien boxeur travaille comme chauffeur pour le maire de la ville, Quentin Le Bars. C'est auprès de lui que l'ex star du ring cherche de l'aide pour loger sa fille.

"Cette demande de coup de pouce qui fleure le trafic d'influence n'est pas, on s'en doute, le fin mot de l'histoire, elle constitue les prémices de ce que va raconter la jeune femme à la police".


Le maire trouve une chambre à Laura dans l'établissement de son ami Franck Bellec. En échange, Laura travaille au rez-de-chaussée au bar du casino. A l'étage dans sa chambre, elle subit les faveurs du maire. Après une période d'absence, elle apprend aux informations que Quentin Le Bars a été nommé ministre des Affaires maritimes.


"Tanguy Viel signe une fiction où sexe et pouvoir tissent l'écheveau d'un drame aux allures de polar",


Dans ce roman habile et intense, L'auteur montre parfaitement le mécanisme d'emprise, la spirale, ce jeu à somme nulle, la "responsabilité" de chacun où les plus puissants sont souvent (toujours ?) vainqueurs.


La fille qu'on appelle est un roman noir, social et psychologique, une réflexion sur le pouvoir, l'influence et le consentement, dans une petite ville bretonne où l'on s'arrange avec la morale. Comme toujours l'écriture de Tanguy Viel est simple mais efficace, très cinématographique, le lecteur a l'impression d'être derrière une caméra.


Dans la Presse : La fille qu'on appelle a séduit les rédactions des Inrockuptibles et de L'Obs qui le classent dans leurs listes de coup de cœur de la rentrée littéraire. Ailleurs dans la presse, le livre divise. L'émission Le Masque et la Plume sur France Inter est à ce titre partagé entre "un livre exceptionnel d'intelligence" ou tout simplement "nul".



Pascal François



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